FAQ

Quel est le fonctionnement de ce site ?
Suis-je un scientifique ?
Ce site est-il validé par les scientifiques ?
Comment fonctionne la newsletter ?
Pourquoi je ne réponds pas à un email ?
Suis-je joignable par téléphone ?
Peut-on reproduire des textes figurant sur mon site ?
Ma pomme dans les médias, qu’est ce que j’en dis vraiment ?
Ai-je regardé toutes les pages Internet où mon nom apparaît ?
Qu’est-ce que je fais quand je suis cité sur un site ou forum et que j’estime que c’est injustifié ?
Quid de mes citations dans les médias ?
Quid de mes apparitions dans une émission de radio ou de télé ?
Application numérique : le rôle de votre serviteur auprès de Nicolas Hulot

 

Quel est le fonctionnement de ce site ?

Pourquoi ai-je créé ce site ?

Ce site est avant tout un site personnel (si vous tenez absolument à voir ma trombine et quelques précisions sur mes activités, c’est par ici). Il fonctionne donc exactement comme le site d’un(e) passionné(e) de papillons, des avions de la guerre 39-45, des recettes de cuisine chinoise ou de la pratique du roller : il est réalisé sur mon « temps libre », en présentant sous une forme personnelle des informations tirées de mes lectures ou discussions, des calculs que j’ai pu faire en service commandé mais que je peux (ré)utiliser pour de l’information publique, des calculs que j’ai fait « par curiosité », sans que personne ne me demande quoi que ce soit (ce qui concerne une large majorité de mes petits calculs de coin de table, en fait, la bonne question étant alors de savoir pourquoi diantre je passe du temps à faire ce genre de recherches idiotes plutôt qu’à faire du gringue à ma voisine), et des réflexions plus ou moins heureuses que tout cela peut m’inspirer.

Suis-je payé pour faire ce site ?

La réponse est non. J’ai toujours gagné ma croûte en faisant autre chose que l’apprenti-webmestre, et depuis que je « donne » dans le changement climatique – l’an 2000 à peu de choses près – ce qui me permet de vivre consiste pour l’essentiel en calculs sur les émissions de gaz à effet de serre, et en développement d’outils et de méthodes qui permettent de faire ce genre de calculs. J’exerce désormais cette activité dans le cadre de Carbone 4.

Bien sûr certains de ces calculs peuvent ensuite être repris dans des pages que je mets en ligne (par exemple le « contenu en gaz à effet de serre » des aliments a été pour l’essentiel calculé durant mes heures de service commandé), mais la décision de réaliser une page et son contenu exact relèvent exclusivement de ma propre initiative.

Les clients que je mentionne sur la page « références » de mon site concernent ou ont concerné mon activité professionnelle, mais ne sont pas – et n’ont jamais été – les « sponsors » de ce site, et encore moins les commanditaires d’une page précise. Bien évidemment, il me serait probablement difficile de conserver des clients si ces derniers étaient profondément irrités par ce que je mentionne sur mes pages documentaro-philosophiques (encore que, tant que je fais correctement ce qu’ils me demandent de faire, ce n’est pas du tout sûr !), mais je n’ai jamais eu la moindre ingérence d’un de mes clients dans le contenu de ce que je mets en ligne, même sur des sujets potentiellement polémiques comme la fiscalité, la démocratie, le nucléaire ou les éoliennes.

Je précise également :

  • que je ne suis pas – et n’ai jamais été – salarié d’une quelconque entreprise travaillant dans le domaine de l’énergie, et que comme consultant je n’ai que des collaborations ponctuelles avec ces acteurs (quelques % de mon chiffre d’affaires sur les 10 dernières années, et avant rien du tout ; mes clients sont des entreprises « ordinaires »). Mes prises de position concernant les diverses formes d’énergie – nucléaire, éolien ou pétrole – ne sont donc en rien une défense de mes clients, ou une attaque de leurs concurrents, explicitement demandée ou même effectuée de ma propre initiative « pour leur faire plaisir ».
  • plus généralement, au risque d’être un peu lourd j’insiste sur le fait qu’aucun de mes textes documentaires ne m’a été « commandé » par qui que ce soit, à l’exception de certains articles parus dans des revues ou journaux qui ont pu l’être à la suite d’une invitation à les publier (liste ici).

Je ne sais donc pas si je suis « indépendant », car je reste parfaitement dépendant de mon banquier, de mes clients, du fait que je sois français et ingénieur, et déjà un vieillard pour Pagnol (c’est-à-dire plus de 40 ans !), et que je possède moins de chapeaux – et de dollars – qu’Elton John, mais enfin je peux au moins revendiquer une absence de dépendance directe et totale pour ce qui concerne la gestion de ce site.

Comment est né ce site ?

« Par un mélange d’intérêt et de hasard » serait probablement la meilleure des réponses. Pour Dieu sait quelle raison, au fond, j’ai essayé de comprendre les tenants et les aboutissants du changement climatique à la fin des années 1990, à une époque où mon métier n’avait pas grand chose à voir avec les émissions de gaz à effet de serre (je « faisais » dans les télécoms). J’ai constaté alors qu’il n’existait pas de support de vulgarisation – site ou livre – présentant le problème du changement climatique de manière globale pour le profane intéressé et pas trop allergique aux chiffres, c’est-à-dire regroupant les données scientifiques définissant le problème, les ordres de grandeur sur les marges de manœuvre, et les implications sociétales de la mise en oeuvre d’une « solution ».

J’ai alors commencé à assister à quelques conférences, voire à en organiser pour des collègues ingénieurs qui n’en savaient pas plus que moi mais avaient tout autant envie de savoir, et j’ai embrayé en pondant quelques petits papiers de compte-rendu dans une revue d’ingénieurs, qui ont reçu un accueil étonnamment favorable de la part de mes premiers lecteurs. Je n’ai alors écouté que mon inconscience, et ai transformé ces modestes écrits en un embryon de rubrique documentaire sur le site Internet que je possédais déjà pour mes activités professionnelles (tous les consultants possèdent un site où ils expliquent combien ils sont plus beaux, plus efficaces, moins stupides, et considérablement moins chers pour le service rendu que tous les pseudo-escrocs qui prétendent faire le même métier qu’eux).

Ces premiers écrits ont aussi eu une conséquence majeure pour l’alimentation de ce site : ils m’ont permis d’établir un contact direct avec un nombre croissant de chercheurs, sans la patience et la gentillesse desquels ce site ne serait jamais devenu ce qu’il est.

Quand est-ce que je m’occupe de ce site ?

Quand j’ai le temps ! Puisque toute la gestion de ce site et des messages que j’y reçois est bénévole, cela explique que les ajouts sont faits à intervalles irréguliers, en fonction de mon temps disponible, lequel devient particulièrement ténu lorsque j’ai une « surchauffe » professionnelle ou personnelle.

Par contre, je ne me sens que modérément tenu de suivre une « actualité chaude » (ou froide) quelconque : mon souhait est plutôt de proposer un petit fonds documentaire disponible quand l’occasion de se pencher sur les questions d’énergie ou de changement climatique se présente pour les autres. Il m’arrive de « coller à l’actualité » (par exemple au moment du référendum sur le traité constitutionnel européen, ou au moment de la sortie d’un film catastrophe sur le climat), mais l’essentiel de ce que je mets en ligne aurait tout aussi bien pu l’être 6 mois avant ou 6 mois après.

Suis-je un scientifique ?

La réponse est non : je ne suis rattaché à aucun laboratoire, je n’ai aucun titre conféré par une instance scientifique reconnue (comme « chargé de recherches au CNRS », ou « directeur de recherches au CNRS »), je n’ai pas fait de thèse et je ne publie pas d’article dans des revues scientifiques à comité de lecture. Mon métier est plus modestement « ingénieur ».

Comme rien n’est simple, cependant, j’ai quelques caractéristiques communes avec la population des scientifiques, que je confesse fréquenter avec plaisir : j’ai reçu une formation que l’on qualifie traditionnellement de « scientifique », si je n’ai pas trop épongé les surplus vinicoles dans l’heure qui a précédé j’arrive à peu près à comprendre le sens général des articles scientifiques que je lis et des conférences de scientifiques auxquelles j’assiste, et mes travaux – qui sont « techniques » pour l’essentiel – sont souvent relus et vérifiés par des personnes qui sont normalement capables de comprendre de quoi il retourne, et surtout qui sont en position d’en bloquer la validation si elles y voient des choses qui leur semblent non démontrées.

Une autre caractéristique commune avec les scientifiques est que je travaille souvent avec des données primaires qui sont issues de la littérature scientifique, ou de publications techniques qui ont suivi un processus de validation « quasi-scientifique » (revue critique par les pairs), et que je manie très souvent l’équivalent moderne de la calculette, c’est-à-dire Excel.

Une partie de mon activité s’exerce donc dans un cadre de travail qui n’est pas très différent de celui des scientifiques « normaux », ce qui explique que les journalistes soient souvent tentés de me coller cette étiquette sur le front, alors que je ne le suis pas (et que je ne leur ai rien demandé de tel !). Il convient également de souligner que je ne manipule que rarement des formules de physique, de chimie, ou de biologie dans le cadre de mon activité. Enfin si la science m’est indispensable pour effectuer mon métier, la réciproque n’est pas vraie : si les chercheurs des laboratoires concernés par l’étude du changement climatique ou les géologues pétroliers disparaissent demain matin, la matière première indispensable pour faire mon métier disparaît, alors que si c’est moi qui disparais demain matin, cela ne changera rien au métier de tous ces chercheurs!

Ce site est-il validé par les scientifiques ?

Là encore, la réponse formelle est non : ce site n’a pas de « comité scientifique » destiné à cautionner les informations qui y sont contenues, et je ne demande pas un « coup de tampon » à qui que ce soit avant de rajouter une nouvelle page. Ce qui est publié sur ce site n’engage donc que moi, et aucun scientifique ne saurait être considéré comme « d’accord » avec ce qui y figure au simple motif qu’il y est cité.

Cela étant, comme je n’ai qu’une envie modérée de me couvrir de ridicule, car une apparence de crédibilité calculatoire reste utile pour faire mon métier, je teste autant que faire se peut la partie informative de mes futures pages auprès de personnes compétentes avant de mettre des choses en ligne. Mais cela ne peut en aucun cas être considéré comme équivalent à un processus de validation par les pairs, à l’identique de ce qui se passe dans toute revue scientifique. Même le fait que nombre de scientifiques fassent partie de ma liste de diffusion ne peut être considéré comme une garantie : je ne suis jamais sûr qu’ils(elles) auront le temps d’aller regarder ce que j’écris, et encore moins de m’envoyer un mot si j’ai mis une bêtise.

Maintenant, il est bien évident que chaque fois que je reçois un mot d’une personne compétente qui me fait remarquer une erreur, je me dépêche d’en tenir compte. En résumé, ce que je peux dire est que j’essaye de mettre toutes les chances de mon côté pour que mes modestes pages soient compatibles avec l’état de l’art des connaissances scientifiques du moment, mais que je ne peux pour autant garantir que cela sera bien le cas, et chacun appréciera quel degré de crédibilité cela peut conférer à mes propos et aux informations contenues dans mes pages.

Comment fonctionne la newsletter ?

Vous aimez sentir de délicieux frissons vous parcourir le bas de la colonne vertébrale ? Vous avez besoin d’en savoir plus pour organiser vos vacances de l’été 2098 ? Votre métier est de « faire chier les mômes », comme disait Zazie, et vous pensez que je peux vous y aider ? Pour tou(te)s ceux(celles)-là, qui ne rêvent que d’en savoir plus sur énergie et climat, je diffuse de manière parfaitement aléatoire un petit mot pour faire part des nouveautés de mon site, toute personne intéressée pouvant se manifester pour être destinataire des envois.

Bien évidemment, laisser ses coordonnées quelque part fait toujours un petit peu peur, et voici quelques questions que vous vous poserez probablement avant de passer à l’action (disons que je me les poserais à votre place !) et ce que je peux tenter d’y répondre:

Les envois vont-ils engorger ma messagerie?

La périodicité de mes envois est largement fonction de mon inspiration du moment, et du temps disponible dont je dispose pour rédiger des ajouts. De quasi-mensuelle au moment de la création de cette liste, elle se déplace doucement vers le semestriel…. voire l’annuel ! L’élément déterminant est que j’attends généralement d’avoir au moins 4 ou 5 « vraies » nouveautés pour faire un envoi. Comptez 2 à 6 messages par an, ce qui fait de moi une menace de deuxième ordre face aux vendeurs de Viagra et de casinos où l’on gagne à tout coup.

Que contient le message?

Outre la traditionnelle blague d’introduction, mon petit mot se compose essentiellement de la description sommaire du contenu des nouvelles pages avec un lien direct pour y accéder. Ces messages ne comportent jamais de pièces jointes. Je ne reprends pas non plus l’intégralité des modifications survenues depuis le dernier envoi, et sont notamment exclus :

  • les modifications mineures (par exemple correction d’une coquille, d’une erreur de calcul, ou introduction d’une nuance dans un texte à la suite d’une remarque que j’ai pu recevoir), lesquelles sont indiquées sur la page d’actualités si cela est justifié,
  • l’ajout d’une référence,
  • l’ajout d’un lien vers un site extérieur.

Je mentionne occasionnellement une prochaine conférence prévue (ce n’est pas fréquent ; je limite cela aux « grandes » occasions) et aussi, parfois, une manifestation concernant directement le sujet du changement climatique dont je suis informé (sans y intervenir) et où j’estime qu’un auditeur ne perdrait pas son temps.

Au total, mon petit mot d’information reprend une sélection plus ou moins large de ce qui figure sur la page d’actualités.

Combien d’individus sont déjà victimes de cet envoi?

Mi 2010, cette liste compte un peu plus de 7.000 masochistes francophones, outre un peu plus d’une centaine pour l’annonce des nouveautés sur la partie anglophone de mon site. Bien sûr, je ne connais personnellement qu’une (toute) petite fraction de mes correspondants. Figure sur la liste toute personne qui le souhaite, sans considérations sur son âge, son sexe, sa profession, ses opinions politiques, sa couleur préférée ou le montant de ses arriérés fiscaux.

Il m’arrive aussi de prendre l’initiative d’inscrire des personnes qui m’écrivent pour discuter de mes sujets préférés, quand je suppose que de recevoir de 2 à 6 messages par an est quelque chose qu’elles apprécieront (mais je fais des erreurs, comme tout le monde….).

Puis-je demander l’inscription d’une connaissance?

Dans la plupart des cas je n’ajouterai pas l’adresse de quelqu’un qui ne se manifeste pas directement, et alors je vous invite – à vos risques et périls, évidemment – à proposer à la victime pressentie de se manifester directement pour s’inscrire. Les seuls que j’inclus sans leur demander leur avis sont les journalistes et les élus pour lesquels j’en ai envie, parce que je considère que cela fait partie des vicissitudes de leur métier que de recevoir des tas de choses de la part de tas de gens à qui ils n’ont rien demandé !

Je sais que les temps sont durs pour les consultants : mon adresse électronique ne va-t-elle pas être revendue à tous les cybermarchands de la planète ?

Mon fichier d’adresses est constitué à mon usage exclusif, et n’est communiqué à personne. Par ailleurs, je n’ai encore jamais sollicité un destinataire de la liste avec qui je n’avais pas déjà des relations de travail pour tenter de lui vendre quoi que ce soit. Ce risque de sollicitation est d’autant plus faible que je ne demande à personne de me dire qui il est et ce qu’il fait lorsqu’il manifeste son souhait d’être tenu au courant des nouveautés.

Ne vais-je pas recevoir plein de virus?

Mon ordinateur étant un Macintosh (vous pouvez le vérifier dans l’en-tête détaillé des messages que je vous envoie), il est – pour l’intant au moins ! – insensible aux virus transmis par messagerie, qui s’exécutent uniquement sur Windows. Bien sur, peut-être qu’un jour je serai victime d’un virus spécifiquement destiné aux ordinateurs Apple, mais avec quelques maigres % du parc mondial ces machines n’ont pas intéressé les programmeurs de petites bêtes jusqu’à présent, et il est très peu probable que cela soit le cas à l’avenir.

Par ailleurs tous mes messages sont envoyés avec les destinataires réels en « bcc » (ou « ccc »), c’est à dire en copie cachée, ce qui ne permet pas aux virus de se propager en utilisant les adresses qui apparaissent en clair dans les messages.

Bref, si je reçois un message avec un virus comme pièce jointe (du type de ceux qui se répliquent automatiquement en pièces jointes dans des messages envoyés à tout le carnet d’adresses), il sera inopérant sur mon ordinateur et il ne se passera strictement rien. Je n’ai qu’à tranquillement le détruire, et c’est tout ! Jamais aucun destinataire de mes envois ne s’est plaint d’avoir reçu un virus expédié par ma machine.

Puis-je me désinscrire de la liste?

Bien sûr : il n’est pas nécessaire d’envoyer un message avec « remove », en vérifiant bien que l’adresse utilisée est celle à laquelle on a reçu le message, et que le message de désinscription est bien orthographié à la virgule près ; je ne suis qu’un pauvre humain et il suffit de me dire que l’on ne souhaite plus recevoir ce petit mot pour être enlevé, par une action appropriée de ma blanche main, de la liste de diffusion.

Les seul inconvénient des hommes, par rapport aux robots, c’est que la politesse a encore un sens pour eux : si vous pouvez éviter les insultes je vous en serai reconnaissant !

L’autre option pour se désinscrire est d’utiliser le formulaire en ligne.

Je me suis inscrit sur la liste mais je ne reçois pas de messages: quid?

La première des causes est tout simplement… que je n’ai rien envoyé, parce que j’ai du mal à trouver le temps pour cela ! Après, si j’ai bien tenté de vous informer de nouvelles fracassantes quelconques, une des causes possibles est que vous fassiez filtrer vos messages par un anti-spam (je ne vous en veux pas : je fais pareil) qui carbonisent mes envois. Je ne peux malheureusement pas passer mon temps à aller me faire « délister » à chaque fois que je suis considéré comme un spammeur, et en pareil cas… il vous faudra « faire ce qu’il faut », ou vous passer de mes envois ! (on y arrive fort bien, malheureusement pour moi).

Si je suis considéré comme un spammeur, incidemment, vous n’aurez même pas de réponse aux méls que vous m’envoyez pour me demander pourquoi vous n’avez rien reçu : je peux bien essayer de vous dire pourquoi, mon message ne parviendra jamais jusqu’à vous.

Il m’arrive aussi, je suppose, de supprimer un message avant de mettre votre adresse mél là où il faut. C’est cependant assez rare, et statistiquement la cause dominante est celle exposée ci-dessus (anti-spam trop efficace).

Encore des questions?

Mon imagination est à sec… Il ne reste plus qu’à m’écrire pour me les poser !

Rassuré(e)?

Il ne reste donc plus qu’à vous inscrire, et pour ce faire il faut faire confiance à la machine et remplir ce petit formulaire en ligne

Désinscription de la newsletter

Même pareil que pour s’inscrire : il faut faire confiance à la machine et l’indiquer ici

Pourquoi je ne réponds pas à un email?

Les messages que je reçois de la part de personnes que je ne connais pas (ou même que je connais) ne se limitent bien sûr pas à des demandes d’inscription sur la liste de diffusion. Voici donc quelques considérations « génériques » sur ce qu’il advient des autres billets doux qui me parviennent, et pourquoi ma réactivité est parfois mise à mal… :

  • personne d’autre que moi ne consulte les méls qui me sont destinés : je n’ai ni secrétaire, ni assistante, ni collaborateur(trice), ni R2D2 interceptant mes méls et ne me transmettant que ce qui est susceptible de me faire plaisir. Je reçois donc directement tous les messages qui me sont envoyés, et sauf fantaisie de la technique, ou diarrhée verbale parfaitement imbitique, vous pouvez être assurée que je finirai par lire tout ce que je reçois.
  • si vous recevez une réponse, elle est toujours de ma blanche main. Là aussi, je n’ai ni assistante ni secrétaire ni le gamin d’à côté qui répond à ma place.
  • je finis généralement par répondre aux messages que je reçois, mais cela peut prendre un certain temps – et même un temps certain – avant de recevoir une réponse : je n’ai que 24h par jour ! Si je ne vous réponds pas dans les 5 minutes, ce n’est donc pas nécessairement que je vous hais. En général la bonne raison se trouve parmi ces explications :
    • mon anti-spam vous a confondu avec une offre imbattable pour le Viagra ou des logiciels dernier cri, et a carbonisé votre message qui ne m’est jamais parvenu. Pour éviter cette éventualité, faites attention aux titres de messages qui prêtent à confusion ou trop vagues, comme de mettre juste « salut », ou « bonjour », et ne mettez pas le mot « gratuit » 25 fois dans le texte,
    • je n’ai jamais reçu votre message pour une autre raison, sans que vous en ayez été informé par un message d’erreur (c’est rare, mais ca arrive),
    • je vous ai répondu mais je me suis heurté à votre serveur qui m’a pris pour un spammeur (ce genre de cause fait que vous pouvez bien m’envoyer toutes les relances du monde, je resterai incapable de vous répondre !). Cela m’arrive en particulier assez souvent avec les adresses en @hotmail.com
    • je suis plongé dans une réflexion intense qui m’absorbe tellement que j’en oublie de répondre à toutes les merveilleuses créatures qui se manifestent électroniquement (et puis je ne suis pas pressé de leur répondre qu’elles se sont trompées d’adresse, croyant écrire au fan club de Brad Pitt),
    • je suis parti sur les grands chemins, sans ordinateur (et même sans téléphone portable, aussi impensable cela soit-il à notre époque), et plus généralement je ne consulte pas ma messagerie pour une raison quelconque,
    • je suis revenu des grands chemins, et je me débats dans la pile des 1807 messages reçus en mon absence, évidemment tous plus urgents les uns que les autres,
    • je ne suis que modérément intéressé par votre offre irrésistible pour une formation sur la fabrication des casseroles dans la civilisation mésopotamienne,
    • vous m’avez envoyé 15 pages de calculs ou de réflexions pour savoir ce que j’en pense, et pour pouvoir vous donner satisfaction il faudrait que j’écourte mes nuits d’une heure supplémentaire,
    • plus sérieusement je suis un peu trop débordé pour pouvoir vous répondre rapidement. Patience, ca finira le plus souvent par arriver… mais il arrive désormais que ça prenne quelques mois (et les demandes me parvenant juste avant que je ne parte en congés sont malheureusement celles qui seront traitées en dernier à mon retour).

En bref, ne soyez pas vexé(e) si je ne vous réponds pas dans la minute. Inutile de me relancer après 24 heures de silence : cela provoquera une réponse plus rapide, certes, mais généralement aussi beaucoup plus courte ! Pour une première prise de contact, plus la question est précise, et plus vite je vous répondrai (quelle affligeante banalité, n’est-ce pas ?). Enfin merci d’éviter de m’envoyer des documents de 80 pages en me demandant si je peux vous faire part de mon avis pour le lendemain, et pour les lycéens s’intéressant au monde dans lequel il vivront demain (ce qui est une excellente idée sur le fond), commencez par faire un tour sur les pages documentaires.

Suis-je joignable par téléphone?

A la grande différence du mél, que je peux traiter à des heures pas catholiques, dans le train, etc, le téléphone mord directement sur mon temps de présence au bureau, qui a fortement tendance à se réduire ces derniers temps, et m’oblige à noter le contenu du message « quelque part » pour pouvoir le gérer. Il est donc prioritairement réservé :

  • à mes clients,
  • aux journalistes,
  • plus généralement à ceux avec qui j’ai déjà des affaires sur le feu.

Les quelques « questions-réponses » ci-dessous viennent préciser ces principes généraux.

Je suis étudiant(e) ou lycéen(ne), puis-je appeler pour poser une question?

Honnêtement, je préfère que non, sauf si vraiment la question est tellement originale, et tellement difficile à présenter par écrit que j’ai toutes les chances de ne pas regretter d’avoir décroché le téléphone en vous parlant. Envoyez moi plutôt votre question par mél, ce qui me permettra de l’avoir sous la main (je promène mon ordinateur portable à peu près partout), et j’y répondrai dès que possible, en fonction de mes propres contraintes (voir chapitre précédent pour la lenteur de réaction). N’oubliez surtout pas de commencer par faire une recherche sur mon site pour voir si ce qui vous intéresse ne figure pas « quelque part » dans la jungle de mes pages : si c’est le cas, ça ira bien plus vite ! Et évitez de m’envoyer un message qui signifie, lu entre les lignes, « auriez vous par hasard un texte que je puisse copier-coller à la place de rédiger mon devoir ? » !! (N’oubliez pas que les enseignants ont aussi accès à Internet…).

Puis-je appeler pour proposer une intervention ou une conférence?

Là aussi, pour une première prise de contact, et en espérant que cela ne sera pas pris pour une abominable prétention, j’ai une très nette préférence pour le mél : j’ai une trace écrite de la demande, et je peux ainsi grouper tout ce qui concerne ma gestion d’agenda sur un créneau horaire restreint, ce qui est bien plus efficace au niveau du temps que j’y passe (n’oubliez pas que je n’ai pas de secrétaire !).

J’ai laissé un message il y a une semaine et n’ai pas été rappelé(e), est-ce normal?

En dehors des périodes de vacances, la réponse est non. Je rappelle quasiment toute personne qui me laisse un message, sauf si ledit message est vraiment trop déplacé, et même si le délai de réaction est dépassé (dans ce dernier cas, c’est souvent que le temps laissé pour réagir était trop court compte tenu de mes contraintes !). Il m’arrive également – heureusement c’est rare – de faire une fausse manip en consultant mon répondeur à distance, et d’effacer un message sans l’avoir écouté : si je ne me manifeste pas au bout de quelques jours et que je ne suis pas notoirement « ailleurs » (ce qui est généralement signalé sur cette page quand je m’absente pour plus d’une semaine), n’hésitez donc pas à rappeler.

Peut-on reproduire des textes figurant sur mon site?

C’est la gloire ! Je reçois au moins une fois par année bissextile une demande de reproduction d’un de mes textes « ailleurs », ce qui a paru justifier que je fasse un petit bout de page pour expliquer ce que je souhaite et ce que je ne souhaite pas en la matière. Je propose aussi ces souhaits sous forme de questions-réponses, en espérant que les interrogations les plus fréquentes sont bien prises en compte.

Puis-je reprendre un graphique de Jancovici.com dans une page d’un site que je gère, ou pour faire un exposé, etc?

La majeure partie des graphiques qui figurent au sein de mes pages sont eux-mêmes tirés de publications dont je ne suis pas l’auteur. Ce n’est donc, en théorie, pas à moi de dire si il est possible de les reproduire ailleurs, mais je peux cependant rappeler que la réponse usuelle est oui, sous réserve de conserver la source (qui n’est pas moi, bien sûr). Une citation de source rappelle le nom du ou des auteurs (pour un article scientifique on peut mettre le nom du premier auteur suivi de « et al. », et lorsque la publication est celle d’un organisme – par exemple l’Agence Internationale de l’Energie – on peut se contenter de mettre le nom de l’organisme), la revue ou le support de publication, et la date ou au moins l’année de publication.

Lorsqu’aucune source n’est précisée sous un graphique figurant sur une de mes pages, ou bien qu’il est précisé « calcul de l’auteur », cela signifie que j’en suis l’auteur. Cela ne change rien au « droit de citation » ! La source à mentionner est alors soit l’article papier dans lequel j’ai publié le graphique si c’est le cas (c’est précisé), soit la page internet sur laquelle figure le graphique.

Puis-je diffuser les textes de ce site sur support papier?

Vous pouvez librement diffuser sous forme papier toute page de ce site dans un cadre non commercial (typiquement si vous êtes enseignant, chercheur, militant dans une association, etc), et même si c’est pour en critiquer le contenu, à la seule condition de conserver la mention du site en haut de la page, et surtout d’en reproduire l’intégralité – ou un morceau suffisant – afin de ne pas déformer mes propos.

Par contre il est bien évident que vous seriez gentil(le) de ne pas chercher à vendre à votre profit un texte reprenant une large part de ce que vous trouverez sur mon site ! (notez bien que je ne suis pas sûr que cela vous assure la fortune, enfin c’est ce que mon éditeur me dit à tout bout de champ).

Enfin si vous souhaitez reproduire un texte de mon site dans une revue ou un journal (pour autant qu’il n’ait pas déjà été publié), ce pour quoi je suis généralement d’accord, je suis à votre disposition pour en discuter.

Puis-je reproduire un texte de Jancovici.com sur un site dont je suis le gestionnaire?

Je ne vais bien sûr pas faire un procès à ceux(celles) qui le feront, mais dans ce cas précis mon souhait est que cela n’arrive pas, et en voici les raisons :

  • à la différence d’articles parus dans la presse, mes pages documentaires ne sont pas figées, mais évoluent, au gré des connaissances disponibles, des remarques que je peux recevoir, etc (raison pour laquelle elles portent souvent une date de dernière modification). Reproduire intégralement une page de mon site « ailleurs », c’est figer une version qui ne sera peut-être plus celle que je souhaite voir circuler quelques mois après, parce que j’y aurai repéré une bêtise, parce qu’une conclusion aura un peu changé, parce qu’un ajout – qui me paraîtra alors essentiel – aura été fait, etc.
  • comme le(la) lecteur(trice) le constatera sans peine, mes pages comprennent généralement de nombreux liens vers d’autres pages de mon site, qui ne seront pas conservés en cas de transfert « ailleurs ». Or il est assez fréquent, si j’en crois les statistiques de consultation de mes pages, qu’une personne « atterrisse » sur mon site à la suite d’une recherche effectuée sur un moteur du même nom, puis suive mes liens au gré de son inspiration. Une telle démarche n’est évidemment plus possible avec un texte qui a perdu ses liens.
  • mes statistiques de consultation, justement, sont un outil précieux pour savoir ce qui est consulté et ce qui l’est moins, et donc ce qui « intéresse » et ce qui intéresse moins. Des reproductions intégrales de mes pages « ailleurs », dont la consultation ne sera pas prise en compte dans mes statistiques, peut conduire à des erreurs d’appréciation sur l’intérêt des internautes pour ceci ou cela.

Pour toutes ces raisons, je ne souhaite donc pas que les pages de mon site soient reprises sur un autre site, les liens étant précisément là pour ca. Cela ne concerne cependant pas les textes dont je ne suis pas « propriétaire », mais que j’ai quand même reproduit sur mon site :

  • les articles « papier » que j’ai publiés (dont le droit de reproduction doit être demandé au journal ou à la revue),
  • les interviews parus dans la presse (dont le droit de reproduction doit aussi être éventuellement demandé au journal ou à la revue).
  • les articles d’autres auteurs (dont le droit de reproduction doit aussi être éventuellement demandé au journal ou à la revue).

J’espère que ce souhait ne paraîtra pas illégitime!

Puis-je mettre un lien vers une page de Jancovici.com?

Bien sûr, puisqu’internet est précisément fait pour ça ! Plus précisément, tout ce qui figure en libre accès sur mon site étant par définition public, il est bien évident que tout(e) webmestre qui le souhaite peut mettre un lien vers toute page de mon site, sans avoir à me demander mon avis, et même si c’est pour en critiquer le contenu. Je précise que vous n’avez aucune obligation de mettre un lien vers mon site quand j’en mets un vers le vôtre.

Puis-je demander à ce que Jancovici.com comporte un lien vers mon site?

Demander, assurément ! Mais ne soyez pas vexé(e) si ce lien n’apparaît pas dans la minute, et même s’il n’apparaît jamais. Je ne peux pas dire oui automatiquement pour tout un tas de bonnes raisons : d’abord il faut que je trouve le temps de regarder ce qu’il y a dans ce qui m’est proposé (je ne mets jamais aucun lien sans aller regarder de manière relativement détaillée le site proposé), et ce temps peut ne pas être disponible avant de longs mois. Ensuite il faut que le site ou la page proposé(e) contienne des informations factuelles et fiables (et donc que cela concerne un domaine où je sois capable de juger de la fiabilité !) qui me semblent particulièrement adaptées pour répondre à une question que beaucoup de gens se posent.

Et, bien sûr, il me semble que je conserve le « droit » de ne pas mettre le lien demandé, si le site en question ne semble pas correspondre à un complément opportun à ce qui figure sur mes propres pages. En particulier, je ne considère pas comme une obligation de mettre un lien vers tout site qui pointe vers le mien, simplement par « politesse » (quelle prétention, hein ! mais ce que le lecteur vient chercher sur un site, le mien ou un autre, n’est-il pas une certaine sélection et une certaine mise en forme de l’information disponible, avec des critères qui sont propres à chaque auteur ?).

De toute façon, si je devais tenir à jour en permanence les ajouts, disparitions, et modifications des sites qui pointent vers le mien, avec plusieurs centaines de tels sites (dixit Google), j’y passerai mes jours, mes nuits, et le reste !

 

Ma pomme dans les médias, qu’est ce que j’en dis vraiment ?

Ceux qui aiment la logique me diront que je l’ai cherché : à force de publier des bouquins et de causer dans le poste de temps en temps, des gens que ne connais ni des lèvres ni des dents disent des trucs sur moi. Pour ce que j’en picore ici et là, des fois c’est sympa, des fois ça l’est moins, des fois ça part de ce que j’ai dit, des fois « on » me prête des pensées, déclarations ou intentions qui sont des inventions plus ou moins sophistiquées, bref je découvre les joies d’une (toute petite) vie publique.

Il m’arrive aussi d’être invité – suprême consécration en ces temps médiatiques – à une émission de radio ou de télévision, ou de voir mon nom cité par un tiers dans un article de journal.

Pour ceux qui n’auraient rien de mieux à faire pour occuper leurs soirées, j’ai consigné ci-dessous quelques réflexions ou précisions applicables aux endroits où je suis cité ou invité. Incidemment, cela me permettra aussi de faire des gains de productivité en recyclant ce texte à chaque fois que « on » me demandera pourquoi je ne réponds pas à une attaque ici ou une question là, ou si c’est bien vrai ce que l’on me prête comme opinion !

Ces quelques lignes commencent par ce qui est applicable à Internet.

Ai-je regardé toutes les pages Internet où mon nom apparaît ?

Google créditant le patronyme « Jancovici » de 50.000 à 100.000 références quand on lui pose la question, la réponse est à l’évidence non. Faites le calcul : à raison de 30 secondes à une minute (ce qui n’est pas gras) par référence, il me faudrait 50.000 minutes, soit… 100 jours (avec 8 heures par jour) pour en faire le tour. Si je passais 100 jours à me « regarder dans Internet », j’aurais beau jeu de plaisanter sur tout être du sexe féminin passant 2 heures dans une salle de bains !

Donc non, je n’ai pas tout regardé. Et n’ayant pas tout regardé, ça me donne une première bonne raison de ne pas répondre quand je suis cité d’une manière que j’estime erronée sur un site : une bonne partie du temps, je ne suis tout simplement pas au courant !

Qu’est-ce que je fais quand je suis cité sur un site ou forum et que j’estime que c’est injustifié ?

Réponse : rien. Et je pense que c’est – par défaut probablement – la meilleure des options :

  • Déjà, comme indiqué plus haut, l’essentiel du temps je ne suis pas au courant. Je pourrais certes essayer de l’être, mais cela me renvoie au problème précédent : où trouver le temps ? Mon temps professionnel et assimilé (dans l’assimilé je mets tout ce qui est enseignement et associatif) est déjà occupé à 150% par mes activités existantes… Répondre à des accusations infondées, c’est donc prendre un temps normalement consacré à des gens que je connais, et que souvent j’estime, ou à des actions que j’estime pertinentes, pour répondre à des gens que le plus souvent je n’ai jamais rencontrés, qui n’ont pas l’air de me trouver spécialement à leur goût, et que j’ai peu de chance de faire changer d’avis. Est-ce que ca serait vraiment le bon arbitrage ?
  • Quand je suis cité sur un site « statique » (comme le mien : pas de possibilité de mettre des commentaires) je pourrais éventuellement écrire à l’auteur du site (à supposer qu’il mette son mél), mais l’expérience montre qu’une personne qui, pour justifier l’opinion négative qu’elle a de moi, m’a prêté des propos que je n’ai pas tenus, ou qui m’a attribué des caractéristiques qui sont fausses (que je suis payé par tel ou tel alors que ce n’est pas vrai, que j’ai eu tel travail ou tel rôle dans telle organisation alors que ce n’est pas vrai, que j’ai dit telle chose alors que ce n’est pas vrai, etc) réagira rarement de bonne foi si je lui en fais la remarque. Corriger la couleur de mes yeux s’obtiendra à la rigueur, mais faire corriger ce que j’ai vraiment voulu dire si ca conduit à affaiblir la prise de position de la personne à qui je m’adresse, le succès est moins garanti !
  • Si je me dis que je vais répondre à une partie des interpellations, vu que je ne pourrai jamais répondre à toutes, comment est-ce que je trie ? Je pourrais le faire par audience de site ou de forum, mais il faudrait que je connaisse ces dernières, et puis le nombre ne fait pas nécessairement la qualité, ou l’influence. Je pourrais me baser sur la qualité des autres échanges si c’est un forum, mais il faudrait que je lise bien ces derniers, ce qui renvoie au problème du temps. Je peux commencer par les plus récentes, mais ce ne sont pas nécessairement les plus importantes. Etc…
  • Si je réponds à une partie des interpellations, il y aura toujours un doute pour celles auxquelles je ne réponds pas : est-ce parce que je n’ai pas le temps, ou est-ce parce que l’argument est fondé et que je n’ai rien à dire ? Dit autrement, si je réponds à une partie seulement il y aura « des gens » pour soutenir que c’est par manque d’arguments que je ne réponds pas au reste, et donc le grand paradoxe est que passer du temps n’aura pas nécessairement supprimé le malentendu, voire l’aura augmenté !
  • Une partie des interpellations se fait sur des forums réservés aux inscrits, abonnés, et autres formules qui permettent de montrer patte blanche. Sur ces forums, tout le monde peut lire mais pas nécessairement répondre facilement quand on est concerné. Cela passe par des procédures qui sont trop lourdes pour pouvoir répondre à la volée, par exemple en mettant un lien en 10 secondes.
  • Quand une personne qui vous prend dans le nez trouve le temps de poster plusieurs contributions dans la journée, et ce plusieurs jours par semaine, ce n’est pas la peine d’essayer de jouer contre elle : toute personne qui n’a pas le même temps disponible perd par forfait, puisque le dernier mot revient à celui qui a le plus de temps, non à celui qui a les meilleurs arguments.
  • Enfin, pour finir, je confesse que deux caractéristiques des forums sont un peu « repoussoir » pour votre serviteur : l’anonymat de l’essentiel des contributeurs, ce qui permet à beaucoup de s’en servir comme défouloir et non pour construire, et le caractère souvent décousu des échanges. Sur ce dernier point, sur nombre de forums, au bout de 4 à 10 commentaires on se met souvent à avoir des propos totalement déconnectés de ce qui a démarré la discussion, et plus on avance et moins il y a de « fil » directeur, ce qui fait que l’on ne sait plus exactement à qui et à quoi on doit répondre.

Ceci expliquant probablement cela, on compte de plus en plus de forums qui souhaitent rester « sérieux » qui mettent en gros et en rouge des invitations à rester calme, à éviter les procès d’intention et les affirmations fantaisistes, à faire monter la température à coups de jurons et de propos déplacés, etc.

Dans ce contexte, donc, je n’interviens jamais sur un site ou forum où je suis cité ou interpellé. Si un jour je suis accusé de meurtre à tort, on verra, mais tant que les accusations infondées se bornent à expliquer que je suis « acheté par le nucléaire » (ce qui se discute : l’essentiel de mes clients me demande des idées pour économiser de l’énergie, ce qui n’est pas précisément le métier des fournisseurs d’énergie ; Areva et EDF ont contribué à quelques % du chiffre d’affaires de la société qui m’emploie, et je n’ai jamais été leur salarié), que je suis un des conseillers de campagne de Hulot (ce qui est faux), que j’ai changé d’avis sur un sujet fondamental alors qu’en fait je n’ai pas changé d’avis du tout (ce qui est en général facile à vérifier), que je suis supposé penser ou vouloir dire telle chose alors que je ne l’ai jamais ni pensée ni dite, je laisse dire. Et puis, divine surprise, il arrive même que quelqu’un prenne le temps de rectifier l’information erronée à ma place (pour ce que j’en ai vu, je ne regarde pas tout), et j’en remercie sincèrement.

Quid de mes citations dans les médias ?

Il arrive qu’un journal ou une émission contienne la citation de mon patronyme, sans que cela ne soit une interview. Soit le journaliste me cite directement (à ce moment l’article inclut une phrase qui est présentée comme une phrase que j’aurais directement écrite ou prononcée), soit il rapporte les propos d’un tiers qui me cite. Voici quelques petites choses à avoir en tête sur le processus en pareil cas :

  • Quand le journaliste me cite directement, il ne dit pas toujours explicitement d’où il tient l’information. Il se peut qu’il m’ait parlé, mais il se peut aussi qu’il ne l’ait pas fait. En général les citations en italiques proviennent de propos directement recueillis par le journaliste, mais il peut avoir simplifié en résumant, et il peut s’être fourni ailleurs qu’en me parlant : propos recopiés dans un autre journal, une dépêche, etc, et à ce moment il est parfaitement possible qu’il recopie une citation qui était elle-même non conforme à ce que j’aurais dit en direct.
  • Il est rarissime que je sois contacté pour que je confirme des propos qu’un tiers m’aurait prêtés. Et puis les mauvaises langues diraient (et elles auraient raison) que quand bien même je le serais, le plus souvent je ne serai pas disponible dans les délais pour m’occuper de ce point là ! Car comme beaucoup j’ai un boulot, des engagements ici et là, un banquier (hélas), un dentiste (hélas), une famille, etc, et ca se discute que le ou la journaliste qui vous contacte doive être prioritaire sur tout cela même si c’est pour vous interroger sur un truc pas sympa dit par quelqu’un d’autre.
  • il arrive (j’ai quelques exemples) que je n’aie pas le temps de parler à quelqu’un – personne qui tient un forum et qui m’envoie un mél, journaliste, etc – et que celui-ci ou celle-ci se fasse son film tout(e) seul(e) sur les raisons pour lesquelles je n’ai pas donné signé de vie (j’ai fait le mort parce que j’ai des choses à cacher, parce que je suis un vendu qui a honte, etc). Ainsi soit-il, je fais comme pour les forums et je ne déments pas (sinon j’y passe la nuit). Si on m’accuse à tort de pédophilie je verrai, mais pour le moment je me dis que la simple lecture de ce que j’écris doit suffire comme réponse…
  • Je ne suis évidemment engagé que par ce que je dis en direct. Dès que « on » m’attribue un propos sans que je le tienne en direct, c’est le début du téléphone arabe, et comme nous y avons tous joué on sait que c’est un processus qui n’est pas fiable à 100%. Question : où est-ce que je m’exprime en direct ? Simple :
    • quand je rédige directement un texte et que je maîtrise le processus de publication (au sein de livres, ou sur ce site),
    • quand je cause en direct dans le cadre d’une conférence,
    • quand je cause en direct à la radio ou la télé. Mais… dès que c’est monté – journal télévisé, extraits, etc – nous ne sommes déjà plus dans un cadre fiable, car je ne maîtrise pas le processus éditorial derrière : ni vous ni moi ne saurez pourquoi le montage retient ceci plutôt que cela, et vous ne savez pas si ce qui est retenu est 98% ou 3% de ce que j’ai dit ( on peut le regretter ou s’en féliciter, mais c’est ainsi),
    • même une tribune ou une interview sort de l’expression directe stricto sensu !
  • Quand le propos est rapporté par quelqu’un qui s’apprête à expliquer ensuite qu’il n’est pas d’accord avec moi, ma petite expérience est qu’il est fréquent que ma pensée ne soit pas traduite de manière honnête, ou que l’affirmation comporte une inexactitude (sur ce que je fais, sur ce que j’ai dit, sur la raison pour laquelle j’ai dit ceci ou cela, etc). C’est normal : exagérer la pensée de l’autre – voire inventer ce qu’il pense – rend évidemment plus facile sa critique ensuite. Ce procédé est particulièrement fréquent sur le nucléaire civil. Certains me font le grand honneur de m’avoir pris pour bête noire, mais ce qu’ils disent n’engage évidemment qu’eux, et le fait que je ne cherche pas à répondre est lié à la contrainte de temps exposée plus haut et à ma gestion des priorités, et à rien d’autre.

Quid de mes apparitions dans une émission de radio ou de télé ?

Parfois je suis invité à une émission de radio ou de télévision. Voici quelques règles à avoir en tête :

  • Ce n’est jamais moi qui décroche mon téléphone pour demander si je peux venir. Quand on cause dans le poste, c’est toujours parce qu’un journaliste vous a proposé de venir (ma chronique sur France Info et mon intervention pour ECO2 Climat obéissaient aussi à cette règle : j’ai été invité, je n’ai jamais envoyé une candidature pour pouvoir causer). Une émission de radio ou de télé, ce n’est pas comme un RV chez le dentiste : si vous êtes invité mais ne pouvez pas au moment qui intéresse le ou la journaliste, vous n’avez pas toujours la possibilité de négocier un autre créneau (si c’est lié à « l’actualité », vous n’avez pas de deuxième chance). Pour être transparent sur mes statistiques (que je ne tiens pas de manière suivie !), je dirais qu’à vue de nez je suis disponible une fois sur trois à une fois sur cinq quand je suis invité à une émission (et sur certains créneaux pas commode parce que toujours situés dans les « horaires de travail », comme C dans l’air, c’est plutôt zéro fois sur 10 sur les dernières années !).
  • Quand je suis invité, je ne choisis ni les autres invités s’il y en a (je peux refuser d’y aller si je les connais et qu’ils m’indisposent, mais là s’arrête mon pouvoir d’objection), ni les questions, ni l’ordre dans lequel elles seront posées, ni à côté de qui je suis assis si c’est à la télé, ni l’horaire – c’est celui de l’émission, etc. Je ne choisis pas plus la fréquence des invitations.
  • Si les journalistes qui m’invitent souhaitent le faire surtout pour parler nucléaire, et très peu pour parler de la dépendance de notre civilisation au pétrole, j’ai deux options : refuser (je le fais parfois) parce que je ne veux pas donner l’impression que je ne m’intéresse qu’à un sujet donné, ou y aller parce que c’est ça ou rien, et à ce moment je réponds aux questions posées et pas à d’autres (difficile d’aller à une émission sur le nucléaire pour parler essentiellement de la fabrication du camembert). Mais il ne faut pas confondre hiérarchie des apparitions médiatiques par sujet et hiérarchie des préférences personnelles pour les sujets en question. Encore une fois, je ne décide pas des invitations.
  • Quand on a 2 ou 3 minutes de temps de parole dans une émission, on dit ce que l’on peut dire, et non tout ce que l’on souhaiterait dire. En pareil cas les malentendus vont toujours se nicher dans ce que l’on a pas eu le temps de dire.
  • Quand je décide du sujet, ce qui est le cas de ma chronique dans les Echos, j’essaie de ne pas être monomaniaque sur l’angle d’attaque !

Application numérique : le rôle de votre serviteur auprès de Nicolas Hulot

Vous vous rappelez peut-être de vos vieux souvenirs de maths et de physique : il y a la théorie et la pratique, ou encore la théorie et « l’application numérique ». Comme on ne change pas une recette qui gagne, je vous propose le même exercice ici, à savoir appliquer ce qui précède à un cas concret : ce qui peut se dire et ce qui ne peut pas se dire de votre serviteur en ce qui concerne ses relations avec Nicolas Hulot, notamment depuis que notre ami a décidé de se lancer dans la présidentielle pour 2012 [NDR : la première version de ce texte a été rédigée fin 2011]. Je vais me limiter à commenter si je suis un « conseiller de Hulot » (que je serais dans le cadre de sa campagne si j’en juge par quelques propos lus ici et là), et « Hulot, Janco et nucléaire » (Nicolas Hulot aurait changé d’avis alors que j’ai tout fait pour le persuader du contraire).

  • « Conseiller » est une étiquette qui vous est facilement collée sur la figure dès que vous fréquentez un personnage qui semble hors de portée pour le commun des mortels (ou au moins pour la personne qui fait le commentaire). Ainsi Hulot allant causer à Sarkozy a été étiqueté « conseiller » de ce dernier, et votre serviteur faisant partie d’un comité de la Fondation Nicolas Hulot est devenu « conseiller » de Hulot. Dans le même esprit, en 2007, Le Monde qui m’a qualifié de conseiller de Bayrou parce que je suis allé passer un peu de temps avec ce dernier (tout simplement parce qu’il était le seul candidat à me l’avoir proposé !). Donc « conseiller », souvent, c’est tout simplement « qui a la possibilité de parler à ». Ça ne veut pas dire automatiquement qu’on vous demande des conseils, ni que c’est exclusif, ni que c’est fréquent, ni que vous avez du poids…
  • Avant l’annonce de la candidature de Nicolas Hulot, ce dernier était président d’une fondation portant son nom (qui a désormais changé de nom et s’appelle Fondation pour la Nature et l’Homme). Depuis 2001, je suis membre, dans cette fondation, du comité de veille écologique (CVE), qui a été constitué à la demande de Nicolas pour l’aider à y voir clair dans les questions d’environnement (il est évident que cette partie du mandat tombe de fait avec Nicolas qui cesse d’être président de « sa » fondation, mais c’est une autre histoire). Ce comité a élargi son mandat au fil des années en contribuant aussi aux prises de position de la Fondation. A ce titre j’ai fait partie des rédacteurs du Pacte Ecologique, et pendant la période qui a précédé la rédaction du Pacte (2001 à 2007 on va dire) j’ai eu des échanges relativement fréquents avec Nicolas Hulot. Ces échanges se sont ralentis après la sortie du Pacte, pour des raisons normales : agenda de chacun qui se remplit, moins d’occasions provoquées de se voir parce qu’il n’y a plus un produit « fort » à fabriquer ensemble, etc. Mais cela a empêché de fait que nous ayons des échanges « privatifs » approfondis sur quoi que ce soit après le début du Grenelle (nucléaire inclus, mais pas seulement).
  • Ces échanges pré-Pacte n’ont pas concerné tous les domaines possibles de l’environnement : nous avons beaucoup parlé changement climatique, ainsi que biodiversité, agriculture, et gouvernance (qui sont sans surprise les thèmes centraux du Pacte), mais bien d’autres sujets ont été très peu évoqués, faute de temps et/ou par nécessité de mettre des priorités. Il en est allé ainsi de la déforestation, de la gestion des ressources halieutiques, des indicateurs de prospérité, du pétrole, du gaz, du charbon, des barrages, des déchets industriels dangereux, et de l’énergie en général, et donc du nucléaire en particulier (nous n’avons pas plus parlé significativement de pétrole à cette époque). Certains de ces sujets ont été travaillés au sein de la FNH après 2007, mais les aspects scientifiques et techniques du nucléaire n’en ont jamais fait partie.
  • Dans le cadre de sa campagne, Nicolas Hulot prend aujourd’hui position contre le nucléaire (de manière toute aussi prudente qu’il prenait position pour, si je peux avoir un avis). Cela n’est pas un revirement par rapport à une conclusion que nous aurions construite ensemble, puisque la Fondation Nicolas Hulot n’a jamais eu de travail approfondi puis de proposition tranchée sur le nucléaire (comme par exemple construire tant de réacteurs, ou au contraire les détruire à tel rythme, faire ceci ou cela pour la 4è génération, proposer telle ou telle modification au traité de non prolifération, etc).
  • Dans le Pacte Ecologique, il y a une déclaration plutôt favorable faite sur le nucléaire par Nicolas dans la première partie du livre, mais ce n’est pas une proposition de la FNH : c’est son avis à ce moment là (le livre est en deux parties), et si cet avis me doit quelque chose ce sont mes écrits qui en sont à l’origine, mais comme expliqué plus haut je n’ai guère fait plus. Nicolas Hulot est maintenant d’un avis différent qu’à l’époque du Pacte, ce qui est assurément son droit le plus strict. Malgré Fukushima, le mien n’a pas changé : je continue à penser que dans un contexte de contraction généralisée de l’accès aux ressources, recourir au nucléaire civil évite plus de risques que cela n’en crée. Je n’ai jamais dit ou écrit que le nucléaire était sans risques, pour l’excellente raison que je ne l’ai jamais pensé. Par contre j’ai toujours dit qu’il en comportait moins que ce que la presse française a tendance à dire. Nous ne sommes donc pas 100% d’accord sur un point précis, dont acte, mais la situation n’était pas très différente il y a quelques années.
  • Enfin, lorsqu’un individu qui a été président d’une Fondation devient candidat à une élection présidentielle, il change de casquette, change au moins partiellement d’équipe, change d’objectifs, change de contraintes, change d’alliés nécessaires, et donc très logiquement change de discours sur certains points. Il ne fait pas nécessairement cela « contre » ceux avec qui il a travaillé avant et dans d’autres cadres.
  • Dans le cadre de cette évolution de Nicolas Hulot, il s’est choisi une équipe de campagne. Je n’en fais pas partie, et n’ai aucune intention de le faire. Cela ne veut pas dire que le personnage me devient antipathique : j’estime juste que d’en faire partie n’est pas compatible avec mes autres fonctions, et que ce n’est pas de rentrer dans son équipe de campagne qui servirait le mieux la défense des propositions que je soutiens. L’avenir dira si j’ai eu tort ou raison !